Nous ne sommes pas des être humains vivant une expérience spirituelle.
Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine
- Theillard de Chardin


Nouvel an (Naw-Rúz) Fête de Ridván Jour de l’Alliance Fête de Ayyám-i-Há Jeûne To be a bahá'í vidéo

  CALENDRIER  
Naw-Rúz (nouvel an)
1er jour de Ridván
9ème jour de Ridván
12ème jour de Ridván
Déclaration du Báb
Ascension de Bahá’u’lláh
Martyre du Báb
Naissance du Báb
Naissance de Bahá’u’lláh
Jour de l’Alliance
Ascension d’ 'Abdu’l-Bahá
Ayyám-i-Há
Jeûne
21 mars*
21 avril*
29 avri*l
2 mai*
23 mai 1844*
29 mai 1892*
9 juillet 1850*
20 octobre 1819*
12 novembre 1817*
26 novembre*
28 novembre 1921*
26 février-1er mars
2 mars-20 mars
     
JOURS DE LA SEMAINE

Samedi / Saturday => Jalál (Gloire / Glory)
Dimanche /
Sunday => Jamál (Beauté / Beauty)

Lundi
/ Monday => Kamál (Perfection / Perfection)
Mardi / Tuesday => Fidál (Grâce / Grace)
Mercredi / Wednesday => ‘Idál (Justice / Justice)
Jeudi / Thursday => Istijlál (Majesté / Majesty)
Vendredi / Friday => Istiqlál (Indépendance / Independence)


Pour donner un exemple concret, le lundi 1er janvier 2001 du calendrier grégorien ( 1er jour du 3ème millénaire de l’ère chrétienne ) sera selon le calendrier bahá’í le 2ème jour du 16ème mois de l’année 157 de l’Ere Bahá’íe (02/16/157 EB) ou, plus poétiquement : « Jour de Perfection et de Gloire, en l’Honneur de la Porte, dans la neuvième Unité de la Totalité première de cette ère de Splendeur ».

Notes sur le calendrier baha'i (Badi)

* Type de calendrier: solaire, c'est-à-dire calé sur l'année solaire par l'ajout d'un jour supplémentaire les années bisextiles.
* Début du calendrier: le 21 mars 1844 après J.C. (1260 dans le calendrier musulman)
* Début du jour: commence la veille au soir (au coucher du soleil) par rapport à la date chrétienne indiquée.
* Source: Informations tirées des principes de la foi baha'ie
* Les noms des mois et des jours correspondent à un attribut de Dieu (Lumière, Gloire, Miséricorde...)

* Le calendrier baha'i comporte 19 mois de 19 jours, plus 4 jours intercalaires (Ayyam-i-Ha), voire 5 jours les années bisextiles. Les jours intercalaires précèdent le 19ème mois juste avant le jeûne, et sont consacré à la générosité, la fête et l'hospitalité. Le nouvel an baha'i (Naw Ruz) marque le commencement de l'année baha'ie, et a lieu à l'équinoxe de printemps le 21 mars. A noter que si l'équinoxe tombe après le couché du soleil, marquant le changement de jour dans le calendrier baha'i, alors le Naw Ruz est fêté le 22 mars. A chaque premier jour de chaque mois (qui commence la veille au soir du début du mois) a lieu la "Fête des 19 jours" comprenant une partie spirituelle, consultative et sociale.

FETE DES 19 JOURS
Bahá (Splendeur) - 21 mars
Jalál (Gloire) - 9 avril
Jamál (Beauté) - 28 avril
Azamat (Grandeur) - 17 mai
Núr (Lumière) - 5 juin
Rahmat (Miséricorde) - 24 juin
Kalimát (Paroles) - 13 juillet
Kamál (Perfection) - 1er août
Asmá’(Noms) - 20 août
Izzat (Puissance) - 8 septembre
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Mashíyyat (Volonté) - 27 septembre
Ilm (Connaissance) - 16 octobre
Qudrat (Pouvoir) - 4 novembre
Qawl (Discours) - 23 novembre
Masá’il (Questions) - 12 décembre
Sharaf (Honneur) - 31 décembre
Sultán (Souveraineté) - 19 janvier
Mulk (Empire) - 7 février
Alá (Elévation) - 2 mars

 
La pratique d'une réunion tous les dix-neuf jours a déjà été instaurée par le Báb, dans le Bayan arabe où il appelle ses disciples à se réunir une fois tous les dix-neuf jours pour témoigner hospitalité et camaraderie. C'est la base de la fête des dix-jours qui a été progressivement développée par 'Abdu'l-Báhá et Shoghi Effendi. 'Abdu'l-Báhá a souligné les deux aspects, religieux et social, de la Fête :

"Tu as écrit... au sujet de la Fête... qui a lieu une fois par mois de dix-neuf jours... Que les bien-aimés de Dieu se réunissent et se fréquentent dans Ie plus grand amour, la plus grande spiritualité et la plus grande joie ; qu'ils se conduisent alors avec la plus grande courtoisie et la plus grande retenue. Qu'ils lisent les versets sacrés aussi bien que les articles instructifs et les lettres de 'Abdu'l-Báhá ; qu'ils s'encouragent et s'inspirent les uns les autres à aimer toute l'humanité ; qu'ils chantent les prières avec sérénité et joie; qu'ils fassent des exposés éloquents et louangent le Seigneur incomparable. L'hôte ou l'hôtesse doit servir les amis de ses propres mains, s'assurer du confort de tous et être pour chacun la gentillesse et l'humilité mêmes. Si la Fête est célébrée comme il convient, alors cette cène sera en vérité la " cène du Seigneur "~ car les fruits en seront les mêmes et l'influence identique."


Il faut remarquer que cette fête n'est pas régie par un rituel fixe et qu'il faut allier le respect des principes de base à l'imagination créatrice des communautés, ce qui fait évoluer, sinon le caractère fondamental, du moins le déroulement de la fête.

"Pendant la partie de dévotion de la Fête des dix-neuf jours, les amis peuvent lire n'importe quel extrait des écrits du Bab, de Baha'u'llah et du Maître, ainsi que des extraits de la Bible et du Qu'ran, puisqu'ils sont tous des Écrits sacrés. Cette partie de la réunion ne doit pas être seulement limitée à des prières, bien que des prières peuvent et devraient être lues. Si après cela, il y a une période de lecture des enseignements, des écrits du Gardien peuvent y être inclus. Mais cela ne fera pas partie de l'aspect de dévotion de la réunion. (18)"

NOUVEL AN - FETE DE NAW-RUZ
est défini par l’astronomiquement par l’équinoxe de printemps.

L’ère
Bahá’íe ayant débuté l’année où le Báb déclara Sa mission prophétique (1844 ap. JC ou 1260 ap. l’Hégire), le point de départ du calendrier Bahá’í est le 21 mars 1844 ap. JC ou le l Rabí’u-l-Avval 1260 ap. H.

Le nombre 19 joue un grand rôle symbolique dans tous les écrits du Báb et on le retrouve partout dans ce calendrier :

19 jours par mois, 19 mois par an, cycles de 19 ans appelés « Vàhid » («Unité » en arabe, valeur numérique 19 selon l’alphabet Abjad où v: 6, á: 1, h: 8, i: 0 et d: 4) et de 19 fois19 ans appelés Kull-i-Shay’» («Totalité » en arabe, valeur numérique 361 selon l’alphabet Abjad où k: 20, u/i/a: 0, la lettre l compté une fois: 30, sh: 300, y: 10 et ‘: 1).

Notons que 19 rappelle le cycle astronomique de Méton (astronome athénien du 5ème siècle av. JC) dans lequel les cycles lunaires et solaires se retrouvent en phase tous les 19 ans, car 19 années solaires équiva- lent à 235 lunaisons.

A propos de “NAW-RUZ”, la fête du nouvel an Bahá'í
par Monsieur Rochan MAVADDAT.

“Naw Rúz” [ou Now-Rouz] est la Fête célébrée par les Bahá'is du monde entier – le 21 Mars de chaque année – à l’occasion du commencement du calendrier et de l’année bahá'is : le 21 Mars, c'est à dire le premier jour du Printemps, le commencement du réveil de la Nature, de l’éclosion des bourgeons et des fleurs !

Quoi de plus logique et de plus naturel, en effet, que de commencer l'année ce jour-là. Aussi Sa Sainteté le Báb, qui a institué le nouveaux calendrier de l’Ère Bahá'ie, a-t-ll choisi cette date ( le 21 Mars ) comme le jour du Nouvel An, choix ratifié plus tard par Bahá'u'lláh. Et comme en IRAN ce jour-la était déjà une fête et portait le joli nom de "Now Rouz", celui-ci a été gardé pour notre Fête du Nouvel An Bahá'i.

Mais que représentait-elle donc dans la Perse antique, puisque cette fête date d'au moins trois millénaires et, en tous cas, de plus de 25 siècles ?

"Now-Rouz" ( translittéré: Naw Rúz et prononcé No(w) Rouz ) veut dire en Persan, mot à mot : Nouveau Jour (1). Dans la Mythologie iranienne il est dit que le Dieu Suprême a créé l’Univers en six jours : successivement le Ciel, la Terre, l’eau, les plantes, les animaux et, le sixième jour, l'Homme... Une fête célébrait le jour de chacune de ces créations : celle de l'apparition de l’Homme s'appelait "Now-Rouz"


FETE DE RIDVAN  
(DIAPORAMA) - 30/04/08 Lyon - photos par Grace Tirandaz


Le jardin de Ridván ŕ Baghdád oů Bahá'u'lláh déclara sa mission en 1863. 

 « Appelle Sion, ô Carmel, et annonce la joyeuse nouvelle :
Celui qui était caché aux yeux des mortels est venu !

Sa souveraineté conquérante est manifeste;
son universelle splendeur est révélée. » 
 

Bahá'u'lláh

Les Tablettes de Bahá'u'lláh, p. 4


La déclaration officielle de Bahá'u'lláh a eu lieu au cours de son séjour de douze jours dans un jardin près de Bagdad, au moment où se préparait son départ pour Constantinople, mettant fin à son séjour de dix ans à Bagdad. C'est au cours de ces douze jours que Bahá'u'lláh a déclaré à ses proches qu'il était "Celui que Dieu doit manifester" prédit par le Báb, bien que lui-même en ait reçu la certitude lors de son séjour, dix ans auparavant, dans la prison de Téhéran.

Bien que la fête elle-même dure douze jours, trois jours seulement sont déclarés jours saints avec suspension du travail. Le premier jour qui commémore son départ de Bagdad, avec ses trois fils, son secrétaire et peut-être un nombre très limité de compagnons dont l'identité n'est pas clairement connue, ainsi que leur arrivée dans le jardin appelé plus tard Jardin du Ridvan (Paradis). Ce premier jour commémore en fait la déclaration elle-même :

"Dis : La plus grande Fête est, en effet, la reine des Fêtes. Souvenez-vous, ô peuple, des dons généreux que Dieu a répandus sur vous. Vous étiez plongés dans le sommeil et voyez : il vous a éveillés par les brises vivifiantes de sa révélation et vous a fait connaître sa voie évidente et droite. (27) "

La date de ce premier jour a été fixée par Baha'u'llah :
"la plus grande Fête commence en fin d'après-midi, le treizième jour du deuxième mois de l'année selon le Bayan (28). "

Comme habituellement le calendrier commence le 21 mars, ce treizième jour est le 21 avril. En 1863, pour les raisons expliquées ci-avant, le Naw-Ruz tombait le 22 mars et Bahá'u'lláh a effectivement quitté Bagdad pour le Jardin de Ridvan le 22 avril 1863.

Les deux autres jours qui sont commémorés et également considérés comme jours saints, sont le neuvième jour au cours duquel Baha'u'llah a été rejoint par sa famille et le douzième jour qui commémore le départ de Baha'u'llah pour la Mer Noire et Constantinople.

Il s'agit du plus grand événement du calendrier baha'i, non seulement parce qu'il a une durée de douze jours bien que le travail ne soit suspendu que pendant les trois jours saints, mais aussi parce que c'est l'occasion de renouveler les institutions baha'ies. Annuellement les assemblées locales sont réélues le premier jour de la période de Ridvan.

La Fête du Ridvan allie donc le caractère festif de l'événement à une activité administrative de toute première importance, comme c'est d'ailleurs devenu le cas des fêtes des dix-neuf jours.

La Fête de Ridvan L'amour et l'admiration des gens pour Baha'u'llah furent totalement démontrés le jour de son départ de sa "Plus Grande Maison" à Bagdad. Alors, sa majesté et sa grandeur furent évidentes pour les amis comme pour les ennemis. La nouvelle de son prochain départ pour Constantinople s'était rapidement répandue parmi les habitants de Bagdad et des villes avoisinantes, et maintes personnes désiraient venir en sa présence et lui rendre un dernier hommage. Mais bientôt il devint évident que dans cette optique, sa maison devenait bien trop petite. Lorsque Nadjib Pasha, l'un des notables de la cité de Bagdad entendit cela, il mit immédiatement son jardin, Najibiyyih, à la disposition de Baha'u'llah. Ce magnifique jardin, appelé par ses disciples le Jardin de Ridvan (paradis), était situé dans la périphérie de Bagdad, de l'autre côté de la rivière, en face de la maison de Baha'u'llah.

Trente et un jours après Naw-Ruz, le 22 avril 1863 (*), dans l'après-midi, Baha'u'llah se transporta vers ce jardin, où il demeura pendant douze jours. Le premier jour, il déclara sa mission à ses compagnons [nota: Cela est attesté par 'Abdu'l-Baha dans une causerie donnée à Bahji le 29 avril 1916]. Ces douze jours sont célébrés par les baha'is, et sont le Festival de Ridvan. (*) Nota: Trente-et-un jours après Naw-Ruz (21 mars) tombe normalement le 21 avril. Parfois, comme ce fut le cas en 1863, l'équinoxe du printemps a lieu après le coucher du soleil. Dans ce cas, la fête de Naw-Ruz était célébrée le 22 mars.

Le départ de Baha'u'llah de sa maison provoqua une agitation dont Bagdad avait rarement vu la pareille. Des gens de tous les milieux, hommes et femmes, riches et pauvres, jeunes et vieux, hommes de savoir et de culture, princes, fonctionnaires du gouvernement, commerçants et ouvriers, et par-dessus tout, ses compagnons, envahirent les abords de sa maison et s'entassèrent dans les rues et sur les toits des maisons situées le long de son trajet vers le fleuve. Ils se lamentaient et pleuraient le départ de celui qui, pendant une décennie, leur avait donné la chaleur de son amour et le rayonnement de son esprit, qui avait été un refuge et un guide pour tous.

Lorsque Baha'u'llah apparut dans la cour de sa maison, ses compagnons, accablés de douleur et désespérés, se prosternèrent à ses pieds. Il se tint là quelque temps, au milieu des pleurs et des lamentations de ses bien-aimés, leur prodiguant des paroles de réconfort en leur promettant de recevoir plus tard chacun d'eux dans le jardin. Dans une épître, Baha'u'llah mentionne qu'après qu'il ait parcouru une certaine distance vers le portail, un enfant [nota: Aqa 'Ali, le fils de Hadji Mirz Kamalu'd-Din-i-Naraqi] de seulement quelques années, sortit de la foule et courut vers lui et s'accrochant à ses robes, pleura très fort, le suppliant de sa petite voix d'enfant de ne pas partir.

Dans une telle atmosphère, où l'émotion avait été si profondément éprouvée, ce geste de la part d'un petit enfant émut les coeurs et occasionna pour chacun encore plus de chagrin. Les scènes de lamentation et de pleurs de ceux qui à l'extérieur de la maison ne confessaient pas être de ses disciples, n'étaient pas moins spectaculaires et déchirantes. Dans cette rue noire de monde, chacun cherchait à l'approcher. Certains se prosternaient à ses pieds, d'autres attendaient pour entendre quelques paroles, tandis que d'autres encore se contentaient d'un contact de ses mains, d'un coup d'oeil à son visage.

Une dame persane, de naissance noble, qui elle-même n'était pas une croyante, se fraya un chemin dans la foule et avec un geste de sacrifice jeta son enfant aux pieds de Baha'u'llah. Ces démonstrations continuèrent tout le chemin jusqu'aux berges du fleuve. Avant de traverser le fleuve, Baha'u'llah s'adressa à ses compagnons qui s'étaient réunis autour de lui, et leur dit: "Ô mes compagnons, je vous confie la tâche de garder cette ville de Bagdad dans l'état où vous la voyez aujourd'hui, alors que, comme les pluies au printemps, des pleurs coulent des yeux des étrangers et des amis qui se rassemblent sur les toits des maisons, dans les rues et sur les marchés, et que je m'en vais. Il vous appartient maintenant de veiller afin que vos actes et votre conduite n'affaiblissent pas la flamme d'amour qui brille dans le coeur de ses habitants.

" Baha'u'llah traversa le fleuve en ferry, accompagné de trois de ses fils: 'Abdu'l-Baha, Mirza Mihdi (La Branche la plus pure) et Muhammad-'Ali, qui avaient respectivement dix-huit, quatorze et dix ans. Il y avait aussi avec eux son secrétaire Mirza Aqa Jan. L'identité des autres personnes qui l'accompagnèrent, ou de ceux qui plantèrent leur tente dans le jardin et faisaient des préparatifs pour son arrivée, ou de ceux qui le suivirent ce jour-là n'est pas formellement connue.

L'appel pour la prière de l'après-midi fut lancé de la mosquée et les mots 'Allah-u-Akbar' (Dieu est le plus Grand) chantés par le mu'adhdhin [nota: Muezzin: celui qui lance l'appel pour la prière] résonnèrent à travers le jardin, tandis que le Roi de gloire y pénétrait. Là, Baha'u'llah apparut dans la plus grande joie, marchant majestueusement dans ses allées bordées de fleurs et d'arbres. Le parfum des roses et le chant des rossignols créaient une atmosphère de beauté et d'enchantement.

Les compagnons de Baha'u'llah savaient, depuis quelque temps, que la déclaration de son rang était imminente. Cette compréhension leur était venue non seulement à cause de nombreuses remarques et allusions faites par lui les derniers mois de son séjour à Bagdad, mais aussi par un changement visible qui s'opérait dans son comportement.

Un autre signe qui indubitablement indiquait que l'heure approchait était le fait d'adopter le jour où il quitta sa maison de Bagdad, un couvre-chef différent, appelé taj (haut chapeau de feutre) qu'il porta tout au long de son ministère. 'Abdu'l-Baha a décrit comment, à son arrivée dans le jardin, Baha'u'llah déclara son rang à ceux de ses compagnons qui étaient présents, et annonça avec une grande joie la fête de Ridvan.

"La tristesse et le chagrin disparurent et les croyants furent emplis d'allégresse à cette annonce. Bien que Baha'u'llah fût exilé vers des terres lointaines et sût les souffrances et les tribulations qui l'attendaient lui et ses disciples, il changea grâce à cette déclaration historique toute tristesse en joie exquise et passa le moment le plus agréable de son ministère dans le jardin de Ridvan. Effectivement, dans l'une de ses épîtres, il se réfère au premier jour de Ridvan comme au "Jour de suprême félicité", et a appelé ses disciples à se "réjouir avec une allégresse extrême" en souvenir de ce jour.

La manière dont la déclaration de la mission de Baha'u'llah a été faite, n'est pas claire, ni l'identité de tous ceux qui l'ont entendu. Une chose, cependant, est claire. Durant les dix années de son séjour en Irak, Baha'u'llah ne s'est jamais désigné comme "Celui que Dieu rendra manifeste", bien qu'il ait fait allusion à son rang, et se soit identifié avec les paroles de Dieu révélées dans ses épîtres. C'est dans le jardin de Ridvan, au cours de sa déclaration, qu'il l'a fait sans équivoque, se présentant comme celui dont le Bab avait proclamé l'avènement, pour l'amour de qui il s'était sacrifié et pour qui il avait établi une alliance avec ses disciples. Ce fut un jour plein d'évènements dans la vie de Baha'u'llah. Pendant toute la journée, il fut occupé par des affaires importantes qui aboutirent à la déclaration de sa mission - l'événement suprême de son ministère.

Une des différences entre la Manifestation de Dieu et l'homme est que ce dernier est rapidement dépassé lorsqu'il est affligé par les souffrances et qu'il doit faire face à des obstacles insurmontables. Dans de telles circonstances, même les hommes aux talents exceptionnels montrent leur faiblesse et révèlent leur incompétence. Leur esprit ne peut considérer qu'un seul problème à la fois, et souvent lorsqu'ils doivent prendre une décision, ils recherchent l'aide d'experts et de conseillers.

Avec une Manifestation de Dieu, il n'en est pas ainsi. Tout d'abord, il agit indépendamment et aucun individu ne pourra jamais l'aider. Son âme n'est pas liée aux limitations du monde de l'humanité et son esprit n'est pas débordé lorsqu'il doit faire face à un grand nombre de problèmes simultanés.

Au milieu des calamités, lorsque les plus capables des hommes succombent à la pression, il peut rester détaché et canaliser ses pensées sur ce qu'il désire. Ceci est l'une des distinctions caractéristiques de la Manifestation de Dieu, et Baha'u'llah dans le Kitab-i-Iqan a expliqué ceci en citant le célèbre passage de l'islam: "Aucun obstacle au monde ne les empêche d'agir".

Par exemple, lorsque Baha'u'llah déclara son rang, les croyants qui étaient en sa présence furent extasiés. Leurs pensées devaient être concentrées uniquement sur l'extraordinaire déclaration. Mais Baha'u'llah dirigea son attention vers les évènements qui avaient eu lieu une décennie auparavant, vers l'héroïsme et le sacrifice des disciples du Bab dans la petite ville de Nayriz, en Perse dans la province du Fars
. (La Révélation de Bahá'u'lláh)




DECLARATION DU BAB

L'anniversaire de la déclaration du Báb, le 22 mai à environ deux heures après le coucher du soleil.

La deuxième fête dont il est question dans le verset du Kitab-i-Aqdas cité ci-avant commémore la déclaration du Báb à son premier disciple Mulla Husayn. Cette déclaration eut lieu dans la nuit du 22 au 23 mai 1844 : "Du moment même où s'est manifesté l'arbre du Béyan jusqu'au jour où il se couchera, c'est le jugement dernier du Prophète de Dieu. C'est cela que Dieu a promis dans le Qoran et le commencement est à deux heures, onze minutes de la nuit du 5 ghamadi al avval de l'année 1260 qui est l'année 1270 à dater du jour où fut suscité Muhammad."

Mulla Husayn nous laissa un récit de cette nuit selon lequel le Báb lui aurait déclaré : "Cette nuit, cette même heure sera, dans le temps à venir, célébrée comme l'une des fêtes les plus grandes et les plus significatives. Rendez grâce à Dieu de vous avoir aidé à réaliser le désir de votre coeur et à boire du vin scellé de sa parole. Bienheureux ceux qui y parviennent. "Cette déclaration eut lieu quelque temps après que le Báb eut lui-même acquis la certitude d'être le Qa'im promis. Il déclare dans le Kitabu'l-Haramayn, un autre de ses écrits : "En vérité, le premier jour où l'esprit descendit dans le coeur de cet esclave était le 15 du mois de Rabi'u'l-avval de l'année 1260."

Au centre mondial de la foi baha'ie en Terre sainte et dans certains pays, la commémoration se fait selon le calendrier musulman tandis que dans le reste du monde, la commémoration se tient la nuit du 22 au 23 mai.

La commémoration de la déclaration du Báb en 1844 à Shiraz est d'une particulière importance pour les baha'is car cet événement marque le début de la nouvelle ère baha'ie qui n'a pas commencé par un Naw-Ruz (nouvelle année), mais par ladite déclaration. Le premier Naw-Ruz de l'ère baha'ie commence la deuxième année de celle-ci. Naw-Ruz 2002 était le cent cinquante huitième Naw-Ruz et le début de l'an 159.


ASCENSION DE BAHA'U'LLAH

"Tel qu'indiqué par le Gardien la commémoration de l'ascension de Bahá'u'lláh doit avoir lieu dans la mesure du possible le 29 mai à 3 heures du matin et celle de l'ascension de 'Abdu'l-Bahá le 28 novembre à 1 heure du matin. Il y a lieu de mesurer ces heures conformément à l'heure normale* dans chaque région. Si dans le pays on passe à l'heure d'été, la commémoration doit toujours être observée selon l'heure normale* "


MARTYRE DU BAB

L'anniversaire du martyre du Báb est le 9 juillet à 11h50.


A de multiples reprises, le Báb fait allusion à l'identité du Promis: "Bienheureux celui qui fixe son regard sur l'ordre de Bahá'u'lláh et rend grâce à son Seigneur! Car Il sera, assurément, rendu manifeste"10 Et plus loin: "Lorsque l'Étoile matinale de Bahá brillera, resplendissante, à l'horizon de l'éternité, il vous incombera de vous présenter devant son trône".11 En 1848, à l'occasion d'un rassemblement, Husayn-Alí, un des principaux disciples du Báb, connu dans l'histoire sous le nom de Bahá'u'lláh, adopte le titre de Bahá ("gloire" ou "splendeur" en arabe) titre que le Báb lui-même confirmera plus tard.

A certains égards, le rôle du Báb ressemble à celui de Saint-Jean Baptiste à la naissance du Christianisme. En effet, Le Báb annonce la venue de Bahá'u'lláh: sa mission principale est de préparer la voie pour l'accueillir. Aussi les bahá'ís fixent-ils la naissance de leur religion à celle de la Foi bábíe, le dessein du Báb s'étant réalisé dès l'instant où Bahá'u'lláh annonça en 1863 qu'il était le Promis prédit par le Báb. Bahá'u'lláh affirmera plus tard que le Báb était "le héraut de son nom et l'annonciateur de sa grande révélation qui ... a fait rayonner la splendeur de sa lumière de l'horizon du monde"12 L'apparition du Báb marque ainsi la fin du "cycle prophétique" de l'histoire religieuse, et inaugure le "cycle de l'accomplissement".

Accusé non seulement d'hérétique mais de dangereux rebelle par ses ennemis, le Báb fut finalement condamné à mort par les autorités. Le 9 juillet 1850, la sentence fut mise à exécution dans la cour de la caserne militaire de Tabriz, devant quelque 10 000 personnes entassées sur son toit et sur celui des maisons qui donnaient sur la place. Le Báb et un jeune fidèle furent suspendus par deux cordes contre un mur. Un régiment de 750 soldats arméniens placés sur trois rangées, ouvrirent le feu en trois salves successives. La fumée libérée par la poudre et la poussière étaient si opaques qu'elles plongèrent la cour dans l'obscurité.

Le rapport de l'exécution adressé à Lord Palmerston, Ministre d'État britannique des affaires étrangères, le 22 juillet 1850, par Sir Justin Shiel, Emissaire spécial de la reine Victoria et Ministre plénipotentiaire à Téhéran, établit les faits suivants: "Lorsque la fumée et la poussière provoquées par la salve se furent dissipées, le Báb avait disparu, et le bruit courait parmi la populace qu'Il était monté au ciel. Les balles avaient déchiqueté les cordes qui Le retenait mais après recherche, Il fut traîné de l'endroit où on le découvrit, et tué".

En effet, après la première tentative d'exécution, le Báb est retrouvé dans sa cellule, donnant ses dernières instructions à l'un de ses disciples. Plus tôt dans la journée, Il avait prévenu les gardes venus Le conduire à la caserne, qu'"aucune puissance terrestre" ne pourrait Le réduire au silence tant qu'Il n'aurait pas terminé tout ce qu'Il avait à dire. Quand on vient le chercher la seconde fois, Il dira alors calmement: "A présent, vous pouvez mettre votre dessein à exécution"

On reconduit donc le Báb et son compagnon devant le peloton. Les troupes arméniennes refusant de faire feu à nouveau, ce sont des soldats musulmans qui reçoivent l'ordre de tirer. Cette fois, les deux corps sont déchiquetés au point qu'os et chair ne font plus qu'une masse uniforme. Curieusement cependant, les visages sont restés intacts. L'éclat du "Temple mystique", expression employée par le Báb pour parler de Lui-même, venait de s'éteindre sous l'effet de circonstances dramatiques. Avant de mourir, Il adressa ces dernières paroles à la foule: "Si vous aviez cru en moi, ô génération rebelle, chacun d'entre vous aurait suivi l'exemple de ce jeune, qui possède désormais un rang bien supérieur à la plupart d'entre vous, et vous vous seriez sacrifiés de bon coeur dans mon chemin. Le jour viendra où vous me reconnaîtrez; ce jour-là, j'aurai cessé d'être parmi vous."

Bahá'u'lláh rendit hommage au Báb en ces termes: "Voyez de quelle fermeté cette Beauté de Dieu fit preuve! Le monde entier s'est dressé pour Le retenir, mais en vain! Plus les persécutions infligées à cette arbre de sainteté (arbre du Paradis) étaient sévères, plus sa ferveur était forte et la flamme de son amour éclatante. C'est là une évidence que nul ne peut contester. Il a fini par rendre l'âme et s'est envolé vers les royaumes célestes"

A.L.M. Nicolas, auteur d'une chronique sur la vie du Báb, écrit: "Il s'est sacrifié pour l'humanité; pour elle, Il s'est donné corps et âme; pour elle, Il a enduré privations, insultes, tortures et martyre. Il a scellé, de son propre sang, l'alliance d'une fraternité universelle. A l'image de Jésus, Il paya de sa vie la proclamation d'un règne de concorde, d'équité et d'amour fraternel" (lire l'histoire du Báb)

NAISSANCE DU BAB

"Sa vie est un des exemples de courage les plus remarquables que l'humanité ait jamais eu le privilège de contempler..." L'objet de cet hommage, rendu par l'éminent écrivain français, A.L.M. Nicolas, écrivain français, n'est autre que la figure prophétique du XIXe siècle connu dans l'histoire sous le nom du Báb.

Dans la première moitié du XIXe siècle, une ferveur millénariste s'était emparée de nombreux peuples à travers le monde: alors que les chrétiens attendaient le retour du Christ, le monde islamique était balayé par une vague d'espoir dans l'apparition du "Seigneur de l'Âge". Voyant les prophéties de leurs écritures s'accomplir, les uns et les autres guettaient la naissance imminente d'une nouvelle ère spirituelle.

En Perse, cette effervescence messianique atteint son paroxysme le 23 mai 1844, date à laquelle un jeune marchand, le Báb, annonce qu'Il est porteur d'une révélation divine promise depuis longtemps et destinée à transformer la vie spirituelle de la race humaine. "O peuples de la terre, déclare le Báb, prêtez l'oreille à la voix sacrée de Dieu...En vérité, la resplendissante lumière de Dieu est apparue parmi vous, investie de ce Livre infaillible, pour vous guider sur les voies de la paix." Sur fond de décadence morale généralisée, la déclaration du Báb pour qui le renouveau spirituel et le progrès social reposent sur "l'amour et la compassion" et non sur "la force et la coercition", fait naître l'espoir, soulève l'enthousiasme de toutes les couches de la société et lui gagne très vite l'adhésion de milliers de fidèles. (continue)


NAISSANCE DE BAHA'U'LLAH

Ces deux jours commémorent les naissances de Baha'u'llah et du Bab. Le Bab est né le 1 muh?arram (32) 1235 (20 octobre 1819) et Baha'u'llah le 2 muh?arram 1233 (le 12 novembre 1817). Au temps de Baha'u'llah, les commémorations avaient lieu selon le calendrier musulman et se déroulaient donc au cours de deux journées consécutives :
"La naissance de la Beauté d'Abha eut lieu à l'aurore du second jour du mois de Muh?arram, dont le premier jour est marqué par la naissance de son Héraut. Aux yeux de Dieu, ces deux jours sont comptés comme n'en formant qu'un. (33) "

Comme pour la déclaration du Bab, ces deux jours sont célébrés l'un après l'autre en Terre sainte, selon le calendrier musulman, tandis que dans la plupart des pays, les deux célébrations sont séparées et ont lieu respectivement les 20 octobre et 12 novembre.

Cette question devra faire l'objet plus tard d'une décision de la Maison universelle de justice pour que ces fêtes aient lieu le même jour pour toutes les communautés baha'ies.


JOUR DE L'ALLIANCE

Abraham - que la paix soit sur lui - conclut une alliance concernant Moïse et apporta la bonne nouvelle de sa venue.
Moïse conclut une alliance concernant le Christ promis et annonça au monde la bonne nouvelle de son avènement.
Le Christ établit une alliance concernant le Paraclet et annonça sa venue.
Le prophète Mohammad fit une alliance concernant la Beauté bénie, Bahá'u'lláh, et apporta la bonne nouvelle de son avènement, car la Beauté bénie était le Promis du Báb.
Aujourd'hui, la puissance qui vibre dans les artères du monde est l'esprit de l'alliance, l'esprit qui est la source de la vie.
La fraîcheur et la beauté de la vie deviennent manifestes en quiconque est vivifié par cet esprit ; il est baptisé du Saint-Esprit, il renaît, il est libéré de l'oppression et de la tyrannie, de la négligence et de la dureté qui affaiblissent l'esprit, et il atteint à la vie éternelle.
Rends grâce à Dieu de ce que tu es ferme dans l'alliance et le testament, et que tu tournes la face vers le luminaire du monde, Sa Grandeur, Bahá'u'lláh.

'Abdu'l-Bahá, dans « Bahá'í World Faith » Wilmette 1976 P; 358 dans « Star of the West, vol XIV, n°7 page 225; octobre 1923

(Version anglaise)

"His Holiness Abraham, on Him be peace, made a covenant concerning His Holiness Moses and gave the glad-tidings of His coming.
His Holiness Moses made a covenant concerning the Promised One, i.e. His Holiness Christ, and announced the good news of His Manifestation to the world.
His Holiness Christ made a covenant concerning the Paraclete and gave the tidings of His coming.
His Holiness the Prophet Muhammad made a covenant concerning His Holiness the Báb and the Báb was the One promised by Muhammad, for Muhammad gave the tidings of His coming.
The Báb made a Covenant concerning the Blessed Beauty of Bahá'u'lláh and gave the glad-tidings of His coming for the Blessed Beauty was the One promised by His Holiness the Báb.
Bahá'u'lláh made a covenant concerning a promised One who will become manifest after one thousand or thousands of years.
He likewise, with His Supreme Pen, entered into a great Covenant and Testament with all the Bahá'ís whereby they were all commanded to follow the Center of the Covenant after His departure, and turn not away even to a hair's breadth from obeying Him."

Abdu'l-Baha, Baha'i World Faith, p. 358



ASCENSION DE ABDU'L-BAHA

L'ascension de 'Abdu'l-Baha le 28 novembre à 1 heure du matin.

* Anecdote A80 : "La photographie d'Abd'ul-Bahá..."

La photographie d'Abdu'l-Bahá à elle seule eut une influence puissante sur une petite fille. Il y eut cette "expérience extraordinaire d'une femme dont la petite fille, faisant suite à un rêve qu'elle avait fait, insistait en disant que Jésus Christ était dans le monde. A la vue de la photo d'Abdu'l-Bahá exposée dans une vitrine d'un magasin de journaux, elle identifia instantanément celle-ci comme étant celle du Jésus Christ de son rêve - un acte qui interpella sa mère qui, après avoir lu qu'Abdu'l-Bahá était à Paris, prit le premier bateau pour l'Europe et se hâta d'atteindre Sa présence..."
(traduction de courtoisie du livre "Vignettes from the life of Abdu'l-Bahá", anecdote de l'épilogue n° 7 page 183)



AYYAM-I-HA

Les (4) jours intercalaires sont célébrés par des visites et des réceptions dans la famille et chez les amis, par des échanges de cadeaux, mais aussi par des visites aux malades, aux personnes âgées. Des réceptions sont aussi organisées par les communautés baha'ies non seulement pour les membres de la communauté, mais pour leurs amis non baha'is. Ils sont suivis par le jeûne :

"Lorsque finissent ces jours de générosité qui précèdent la période de réstriction, qu'ils commencent le jeûne. Ainsi l'a ordonné le Seigneur de toute l'humanité."



JEUNE


   
Bahá'u'lláh édicte le jeûne pour tous
(Extraits du Kitàb-i-Aqdàs de Bahà'u'llàh, p.13)

Nous vous avons commandé de prier et de jeûner à partir de la maturité. C'est l'ordre de Dieu, votre Seigneur et le Seigneur de vos ancêtres. Il en a exempté ceux qui sont affaiblis par l'âge ou la maladie, comme une faveur marquant sa présence, et Il est l'Indulgent, le Généreux.

Nous vous avons prescrit de jeûner pendant une brève période, à l'issue de laquelle Nous vous avons désigné le Naw-Rûz comme une fête... Les voyageurs, les femmes enceintes ou qui allaitent ne sont pas tenus de jeûner... Abstenez-vous de nourriture et de boisson, du lever au coucher du soleil, et prenez garde que le désir ne vous prive de cette grâce qui est spécifiée dans le livre.


Syopsis et codification du Kitab-i-Aqdas : LE JEÛNE

- Rang sublime occupé par le jeûne dans la révélation bahà'i.
- La période du jeûne commence juste après les Jours Intercalaires et prend fin avec la fête du Naw-Rûz.
- L'abstention de nourriture et de boisson, du lever au coucher du soleil, est obligatoire.
- Le jeûne est obligatoire pour les hommes et les femmes à partir de la maturité, qui est fixée à quinze ans.
 
Lyon = Latitude : 45n.75 / Longitude : 4e.85

Lever et coucher du soleil


02 mars : 7:21 -- 18:25
03 mars : 7:19 -- 18:26
04 mars : 7:17 -- 18:28
05 mars : 7:15 -- 18:29
06 mars : 7:13 -- 18:31
07 mars : 7:11 -- 18:32
08 mars : 7:10 -- 18:33
09 mars : 7:08 -- 18:35
10 mars : 7:06 -- 18:36
11 mars : 7:04 -- 18:37
12 mars : 7:02 -- 18:39
13 mars : 7:00 -- 18:40
14 mars : 6:59 -- 18:42
15 mars : 6:57 -- 18:43
16 mars : 6:55 -- 18:44
17 mars : 6:53 -- 18:46
18 mars : 6:51 -- 18:47
19 mars : 6:49 -- 18:48
20 mars : 6:47 -- 18:50


« Si, par ta volonté, ces paroles sortant de tes lèvres leur étaient adressées : « Observez le jeûne par amour pour ma beauté, ô peuple, et ne fixez aucune limite à sa durée », je jure par la majesté de ta gloire que chacun d'eux l'observerait fidèlement, qu'ils s'abstiendraient de tout ce qui viole ta loi, et qu'ils continueraient de jeûner jusqu'à ce qu'ils te rendent leur âme ». Voilà en quoi consiste le total abandon de sa volonté à la volonté de Dieu. Médite ceci, afin de boire si possible les eaux de vie éternelle qui glissent au travers des paroles du Seigneur de toute l'humanité, et de pouvoir attester que seul vrai Dieu a toujours été immensément exalté au-dessus de ses créatures. Il est en vérité, l'Incomparable. l'Eternel, l'Omniscient, le Très Sage. L'état d'absolue soumission dépasse tout autre rang et restera supérieur à jamais. Il te convient de te consacrer à la volonté de Dieu. Tout ce qui a été révélé dans sa tablette n'est qu'un reflet de sa volonté. Ta consécration doit être si complète que toute trace de désir terrestre soit bannie de ton coeur. Voilà ce que la véritable unité signifie. Implore Dieu de t'aider à rester inébranlable en ce chemin et à guider les peuples du monde vers celui qui est le maître souverain et manifeste, qui s'est révélé lui-même, revêtu d'un habit distinctif, et qui proclame un divin et spécifique message. C'est là l'essence de la foi et de la certitude. Ceux-là qui adorent l'idole qu'ont sculptée leurs imaginations et l'ap-pellent Réalité essentielle méritent d'être comptés parmi les païens. De cela le Très- Miséricordieux porte témoignage en ses tablettes. Il est en vérité l'Omniscient. le Très-Sage.
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